Le coup de gueule de Robert Ménard aux donneurs de leçons de la bien-pensance !


menardAprès avoir été poursuivi pour avoir déclaré que certaines écoles de Béziers accueillaient jusqu’à 90 % d’enfants d’origine étrangère, le maire de Béziers a été blanchi dans l’affaire des “statistiques ethniques” suscitant ainsi la colère d’une gauche « scandalisée” ! Et selon l’entretien de Robert Ménard au magazine Valeurs Actuelles du 30 juillet 2015 :

– « certains ont même réclamé que je sois destitué, et pourquoi pas pendu ? Et pourtant, qu’avais-je dit ? Simplement la stricte vérité. Oui, Béziers compte en moyenne, comme bien d’autres villes, deux tiers d’écoliers d’origine étrangère. C’est un fait. Et c’est cela qui est insupportable aux “bien-pensants” : la réalité. La démographe Michèle Tribalat a très bien résumé cet aveuglement volontaire en titrant l’un de ses livres sur l’immigration les Yeux grands fermés. Or, la réalité, quand on a les yeux ouverts, elle saute à la gorge ! On peut être en désaccord sur les solutions, pas sur le constat. Moi, je n’ai pas de tabous : je dis les choses comme je les vois. Or, ce que je vois, c’est que la France doit faire face à une immigration de peuplement en mesure de la submerger. Je suis d’accord avec Renaud Camus lorsqu’il parle de “grand remplacement”. Comment, du reste, peut-on nier ce phénomène ? Il suffit de regarder autour de soi…  » –

VA : Le fait que vous soyez un ancien journaliste de gauche explique-t-il aussi, selon vous, les réactions que vous provoquez ?

– « Pour une partie d’entre eux, sûrement. Ils ont l’impression d’avoir élevé en leur sein une vipère lubrique. Mais quiconque s’assume de droite de conviction, comme moi, est systématiquement canardé par la bien-pensance médiatique. Ici, à Béziers, le Midi libre m’a consacré deux unes accusatrices, les 6 et 7 mai, à la suite de la polémique sur les statistiques ethniques. En revanche, lorsque j’ai été blan­chi, je n’ai eu droit, le 3 juillet, qu’à une vingtaine de lignes en pages locales, soit moins de place qu’un article, figurant à côté, sur une course d’endurance…
De même ai-je été cloué au pilori pour avoir installé une crèche de Noël dans la mairie – affaire pour laquelle je viens, là encore, de gagner devant les tribunaux – et pour avoir organisé, en ouverture de la féria, une grande messe dans les arènes. Pour les médias, aujourd’hui, il est interdit de se montrer attaché aux racines chré­tiennes de la France ! j’ai longtemps pensé que la presse régionale était moins idéologique. C’est faux: pour la plupart, ses journalistes rêvent de tra­vailler à Libération. Ils disent ce qu’ils pensent… qu’il faut penser. » –

VA : Vous avez eu de violents accrochages avec le Petit Journal de Canal Plus…

– « Le Grand et le Petit Journal de Canal Plus sont le sommet de la bien-­pensance. Je suis persuadé qu’Antoine de Caunes ne pense pas le quart de ce qu’il dit. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons de la chute de leur audience et, donc, des questions qui se posent à la nouvelle direction de la chaîne sur leur maintien à l’antenne.
Les Français en ont ras le bol, comme moi, de ces bobos négateurs de la réalité donnant des leçons de morale à la terre entière ! Ras le bol du vocabulaire imposé: « valeurs républi­caines », « pas d’amalgame », « vivre­ ensemble », « laïcité »… Quand je vois qu’ Alain Juppé, qui appartient préten­dument au camp de la droite, s’est érigé, dans la roue de Christiane Tau­bira, en défenseur des Guignols, cela va au-delà de la soumission volon­taire ! En même temps, c’est un réflexe de vieux schnock. Les Guignols sont devenus ringards. Les jeunes vont sur Internet. Voilà bien longtemps qu’ils ne les regardent plus…  » –

VA : Tout n’est cependant pas de la faute des médias ?

– « La duplicité et l’absence de courage des politiques portent, elles aussi, une énorme part de responsabilité. Dans un débat, sur un plateau, c’est à qui, du journaliste ou du politique, s’offus­quera le plus fort lorsque vous osez dire les choses. Un jour, j’ai eu le mal­heur de parler de « bon petit Français» : horreur! Tout le monde m’est tombé dessus. De même n’a-t-on plus le droit d’utiliser les mots « arabes », « noirs », « gitans »… Je ne suis pas et n’ai jamais été raciste, j’avais sur ma liste des gens de toutes origines. Je considère même que certains Français d’origine étran­gère sont plus français que bien des Français de souche. Ce ne sont ni la couleur de la peau ni la religion qui font un « bon Français », mais l’amour et le respect que l’on porte à son pays.
Pour autant, pardon, il y a bel et bien un problème d’intégration. Dans le quartier majoritairement immigré de La Devèze, à Béziers, une centaine de logements sociaux sont disponi­bles, dont 40 entièrement rénovés, et personne ne veut y aller ! Même les étrangers trouvent qu’il y a trop d’étrangers. Idem, je l’ai dit, pour cer­taines écoles. Dans ma ville – mais c’est aussi le cas ailleurs-, même les musulmans, dans certains quartiers, inscrivent leurs enfants dans des écoles privées catholiques… » –

VA : Concernant l’immigration, un élu local n’est-il pas totalement démuni ?

– « C’est ce que prétendent ceux qui ne veulent rien faire. Ce qu’il faut d’abord, je me répète, c’est oser dire les choses. Ensuite, prendre le contre­-exemple de ce que fait l’État : l’Éduca­tion Nationale me demande ainsi de mettre à la disposition d’enseignants étrangers des salles de classe pour des cours d’arabe et de turc, afin, je cite, de -ne pas couper ces familles de leurs pays d’origine-. Mais si on veut les aider à s’intégrer, ce sont des cours de français qu’il faut leur donner !
Et puis, on peut agir concrètement, au quotidien, au maximum de ses moyens. Je vais transformer une école, où il y a près de 90 % d’écoliers d’ori­gine étrangère, en deux établissc­ments, ce qui permettra d’assurer une meilleure mixité. Concernant les demandeurs d’asile, j’ai refusé à l’État les 20 chambres supplémentaires qu’il me réclamait dans nos deux centres. Je me bats aussi contre les hôtels qui se transforment en hôtels sociaux et dont les chambres sont payées par le conseil départemental pour héberger des clandestins. j’ai convaincu les propriétaires de l’un d’eux, situé dans le centre-ville, de le rétablir en « hôtel normal », ce qui va immédiatement améliorer la situation alentour. Mais toutes ces actions, dont je pourrais multiplier les exemples, doi­vent s’inscrire dans le cadre d’un vaste plan d’ensemble: rendre sa fierté à la ville. Les résultats des dernières élec­tions départementales, où les candi­dats que je soutenais l’ont emporté dans les trois cantons de la commu­nauté d’agglomération, démontrent que nous avançons sur le bon chemin. » –

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VA : Aux élections régionales, ferez-vous liste commune avec le FN ?

– « Oui. j’ai la conviction qu’une asso­ciation entre des candidats indépendants des partis et ceux appartenant au FN serait un plus pour la liste conduite par Louis Alliot… » –

VA : Vous êtes loin, pourtant, de partager toutes les idées du FN…

– « L’essentiel, c’est la survie de la France et de son identité. Comme la plupart des commerçants, artisans et petits entre­preneurs que je rencontre chaque jour, je pense que la France crève du « trop d’État ». Que l’on foute la paix à ceux qui entreprennent et créent des emplois ! Selon moi, le Front national devrait aussi être plus présent sur la question de l’assistanat. Il y a, à Béziers, des employés de la Caf qui gagnent moins d’argent que des per­sonnes dont ils s’occupent et qui ne travaillent pas. Comment peut-on accepter cela ? Sur la sortie de l’euro, je pense qu’il est anxiogène d’en faire le point central d’un programme éco­nomique. Mais en ce qui me concerne, je reconnais, au sujet de l’euro, que mes convictions sont un peu ébran­lées. C’est une évolution douce. ]’ai cru longtemps que l’euro nous renfor­çait. À l’épreuve, là encore, de la réa­lité, je n’en suis plus aussi sûr. Et si l’euro, plutôt que nous tirer vers le haut, nous poussait vers le bas ? Avec ce qui arrive, la question mérite, au moins, d’être posée. » –

VA : Et pour 2017 ?

– « Pour la présidentielle, ma décision est en train de mûrir: je pense apporter mon soutien à Marine Le Pen. Il est impossible pour moi de voter Sarkozy ou Juppé. Et évidemment pas Hollande. je ne viens pas du même univers que Marine Le Pen, j’ai même, un temps, combattu les idées du FN, mais elle est aujourd’hui une des rares voix à dire tout haut ce qu’il convient de faire pour sauver la France du déclin. Nos relations n’ont pas touijours été simples. Nous nous connaissions peu, je l’avais surtout rencontrée par le biais de mon activité de journaliste. Sans doute, depuis mon élection à Béziers, éprouvait-elle aussi un peu d’appré­hension face à quelqu’un qui ne par­tage pas toutes ses idées et dont le pou­voir local pouvait se retourner contre son parti. Mais je l’ai vue à trois reprises au cours des derniers mois et nos rapports se sont améliorés, y compris humainement. Elle est très différente de ce que l’on dit. Elle a gagné une vraie stature, à la mesure de ses ambitions. » –

Propos recueillis par Arnaud Folch

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