Jean Zay au Panthéon : le symbole d’une gauche qui se torche le cul avec le drapeau français !


Figures de la résistance, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Claude Brossolette, Germaine Tillion ainsi que Jean Zay ont fait leur entrée au Panthéon le 27 mai. Mais pour Jean Zay, figure du Front populaire assassinée par la milice peu avant la Libération, cet hommage ne passe pas car avant d’être élu député radical-socialiste du Loiret en 1932 puis nommé ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts en 1936, à tout juste 31 ans, il écrivit un poème intitulé « le Drapeau français », objet de la polémique… Aussi, pour vous permettre de vous faire une idée sur ce personnage, voici le poème :

Le drapeau de Jean Zay

« Le Drapeau de Jean Zay »

Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là.
Quinze cent mille dans mon pays, Quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes 
morts pour cette saloperie tricolore
Quinze cent mille dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie un espoir, un cœur…
Qu’est ce que c’est que 
cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille 
morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,
Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille qui n’entendront plus jamais,
Que leurs amours ne reverront plus jamais.
Quinze cent mille pourris dans quelques cimetières
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?
Ils ne sont plus que des pourritures…

Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicle sous tes plis
Je te hais au nom des squelettes… Ils étaient Quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,

Je te hais à cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre,
Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.

Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grand coup
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que 
tu es pour moi de la race vile des torche-culs.

Tandis que le fronton du Panthéon affiche fièrement « Aux Grands hommes la patrie reconnaissante »c’est cet ancien ministre et poète aux propos outrageants et assumés sur le drapeau français que François Hollande installe au Panthéon : encore une atteinte au respect des valeurs républicaines !

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