Islam : Quand le déni de réalité des politiques précipite la chute de l’Occident


images« Ce n’est pas à l’Europe de s’adapter à l’islam, c’est à l’islam de s’adapter à l’Europe, à l’islam d’apprendre à subir la critique même la plus offensante sans en venir au crime de sang pour se défendre […]. C’est en Europe que le sujet d’islam doit sentir la part manifestement obsolète de son héritage. Ici, il doit savoir que le respect de la croyance n’a pas à entraver l’expression des opinions. »

Les déluges de massacres, égorgements, assassinats, tortures perpétrés chaque jour au nom de l’islam donne de cette idéologie une image effroyable. Chaque jour, à Bagdad, à Mossoul, à Kaboul, à Alep, à Homs, à Kobané, à Tripoli, à Beyrouth, en Afrique de l’Ouest, en Somalie des hommes et des femmes meurent dans l’indifférence, assassinés par des terroristes financés par les thunes des esclavagistes du Golfe qui restent pourtant les meilleurs alliés des occidentaux.

Quand nos responsables politiques auront-ils le courage de laisser leur culte de l’argent de côté pour regarder les choses en face : comment considérer l’Arabie saoudite et le Qatar comme des pays amis alors qu’ils financent et exportent partout dans le monde des « prêcheurs » qui vident l’islam de sa spiritualité pour en faire une machine de mort ? Les militants de la liberté comme Abdelwahab Meddeb ou Abdenour Bidar manquent autant de soutien que d’audience tandis que les prêcheurs fanatiques, ces ennemis de la vie, ces fossoyeurs de la culture croulent sous les pétro-dollars.

Ecoutons plutôt Abdenour Bidar :  » Ces musulmanes et ces musulmans qui regardent vers l’avenir ne sont pas encore assez nombreux, ni leur parole, assez puissante. Tous ceux-là, dont je salue la lucidité et le courage, ont parfaitement vu que c’est l’état général de maladie profonde du monde musulman qui explique la naissance des monstres terroristes aux noms d’Al-Qaïda, Jabhat Al-Nosra, Aqmi ou « Etat islamique ». Ils ont bien compris que ce ne sont là que les symptômes les plus visibles sur un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes  : impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion  ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l’égalité, de la responsabilité et de la liberté  ; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l’autorité de la religion  ; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses.

Tout cela serait-il donc la faute de l’Occident  ? Combien de temps précieux vas-tu perdre encore, ô cher monde musulman, avec cette accusation stupide à laquelle toi-même tu ne crois plus, et derrière laquelle tu te caches pour continuer à te mentir à toi-même  ?

Depuis le XVIIIe siècle en particulier, il est temps de te l’avouer, tu as été incapable de répondre au défi de l’Occident. Tu t’es réfugié de façon infantile et mortifère dans le passé, avec la régression obscurantiste du wahhabisme qui continue de faire des ravages presque partout à l’intérieur de tes frontières – un wahhabisme que tu répands à partir de tes Lieux saints de l’Arabie saoudite comme un cancer qui partirait de ton cœur lui-même !

(…/…) Qu’as-tu d’admirable aujourd’hui, mon ami ? Qu’est-ce qui en toi reste digne de susciter le respect des autres peuples et civilisations de la Terre  ? Où sont tes sages, et as-tu encore une sagesse à proposer au monde ? Où sont tes grands hommes ? Qui sont tes Mandela, qui sont tes Gandhi, qui sont tes Aung San Suu Kyi  ? Où sont tes grands penseurs dont les livres devraient être lus dans le monde entier comme au temps où les mathématiciens et les philosophes arabes ou persans faisaient référence de l’Inde à l’Espagne  ? En réalité, tu es devenu si faible derrière la certitude que tu affiches toujours au sujet de toi-même… Tu ne sais plus du tout qui tu es, ni où tu veux aller, et cela te rend aussi malheureux qu’agressif… Tu t’obstines à ne pas écouter ceux qui t’appellent à changer en te libérant enfin de la domination que tu as offerte à la religion sur la vie tout entière.

Tu as choisi de considérer que Mohammed était prophète et roi. Tu as choisi de définir l’islam comme religion politique, sociale, morale, devant régner comme un tyran aussi bien sur l’État que sur la vie civile, aussi bien dans la rue et dans la maison qu’à l’intérieur même de chaque conscience. Tu as choisi de croire et d’imposer que l’islam veut dire soumission alors que le Coran lui-même proclame qu’« il n’y a pas de contrainte en religion » (La ikraha fi Dîn). Tu as fait de son appel à la liberté l’empire de la contrainte  ! Comment une civilisation peut-elle trahir à ce point son propre texte sacré  ? »

coran

Et pour ceux qui auraient encore du mal à sortir du déni de réalité, voici en 13 points les raisons qui conduisent à l’urgence de prendre conscience que le danger, c’est moins  le terrorisme islamiste que l’islamisation.

1) On se focalise sur la menace ”islamiste” de tueurs fanatiques, type Merah ou Nemmouche, pseudo-Français qui commettent des attentats et assassinats barbares, et qui peuvent revenir, aguerris, du Moyen-Orient, formés par l’ ”État islamique”. Mais le terrorisme, d’où qu’il vienne, désolé de le rappeler, n’a jamais fait énormément de morts ni de destructions. Bien moins que les accidents, les épidémies, les guerres.  Simplement, aveugle et ultramédiatisé, il frappe et stupéfie l’opinion. Mais c’est une piqure de guêpe. Il y a beaucoup plus grave que l’islamisme terroriste, c’est l’islamisation par le bas, comme l’humidité qui ronge les murs.

2) Au contraire, la violence islamiste provoque paradoxalement un effet ”anti-islamique”, celui de créer un éveil de conscience contre le danger même de l’islamisation et la vraie nature de l’islam. De même, tous les excès des musulmans en France, dans leur phase de conquête (Dar al-Arb) sont créateurs d’une prise de conscience : revendications identitaires, provocations, agressions, femmes voilées intégralement, émeutes, exactions antijuives, sites et blogs internet djihadistes…

3) C’est la raison pour laquelle les Arabo-musulmans intelligents et rusés qui veulent conquérir en douceur l’Europe (par immigration et démographie) condamnent toutes les violences ”islamistes” stupides et toutes les provocations d’un islam fondamentaliste et radical. Ils l’estiment maladroit et prématuré, contreproductif. Calcul stratégique et ruse. Très souvent, les dénonciations des égorgements d’Occidentaux sont des larmes de crocodile.

4) Seuls les ignorants croient qu’il existe une différence de nature entre islamisme et islam. C’est simplement une question de degré, de phase, de stratégie du lieu et du moment dans le combat de conquête, le djihad, ce dernier pouvant prendre toutes les formes. L’islam est un bloc. Intolérant à tout autre qu’à lui-même, qu’il soit sunnite ou chiite. L’islam modéré ou laïc, ou ”corrigé” par aggiornamento, est une impossibilité et correspond à un fantasme de mouton occidental naïf qui se laisse prendre au piège, comme le Chaperon rouge, par le gentil  loup déguisé.

5) La stratégie occidentale qui consiste (sous direction US) à aller guerroyer et bombarder dans les pays musulmans pour y éradiquer des foyers terroristes islamistes qui nous menaceraient – et pour y instaurer une ”démocratie” incompréhensible pour ces populations – est d’une ineptie complète. Nous n’avons rien à faire dans ces pays-là. Cette démarche est contre productive ; elle aboutira à l’enlisement militaire et à la défaite comme en Afghanistan et ailleurs. Et à la fanatisation accrue des masses musulmanes face aux ”croisés”.

6) A partir du moment où, depuis les années 70, on a laissé s’installer en Europe des millions de musulmans, on a fait entrer le loup dans la bergerie. L’erreur, la faute même, fut de pro­clamer le « droit à la différence » dans les années 1980, après avoir instauré le regroupement familial, dans les années 1970. Le regroupement familial, décidé par la droite, a permis l’installation sur notre sol de millions de familles pour beaucoup étrangères à la culture française ou même européenne. Le droit à la différence, imposé par la gauche, a dispensé les nouveaux venus d’assimiler nos traditions, notre mode de vie, de sorte qu’on peut devenir français sans avoir appris à aimer la France. La combinai­son du regroupement familial et du droit à la différence a conduit là où nous en sommes : à la fragmentation de la société, au communautarisme. Et l’on s’étonne, au soir des matches de football, de voir agiter dans les rues de Paris, de Marseille ou d’ailleurs des drapeaux étrangers plu­tôt que des drapeaux français. Et l’on déplore que certains adolescents exi­gent des repas confessionnels à l’école ; refusent que leurs enseignants leur parlent des croisades ou de la Shoah ; parfois même érigent en héros Moha­med Merah et les djihadistes de l’État islamique.

7) D’innombrables déclarations d’autorités musulmanes en Europe et à travers le monde, en parfait accord avec les exhortations coraniques, appellent à une conquête de l’Europe, en particulier de la France, par l’islam sunnite. Ces appels ne se réclament nullement d’un djihad islamiste violent. Ils recommandent une prise de pouvoir progressive, par le bas, grâce à la démographie et aux flux migratoires. La France est destinée à terme, dans leur esprit, à devenirDar al-islam ( domaine de l’islam). Ces appels et cet objectif sont largement diffusés par le Net et par bien d’autres canaux chez tous les musulmans de France et ne tombent pas dans les oreilles de sourds.

8) Extrêmement préoccupants  sont les deux éléments suivants : non seulement la progression numérique des Européens de souche convertis mais, notamment en France, l’islamophilie des autorités politiques et judiciaires, celle de nombreuses élites médiatiques et culturelles, inconscientes ou complices. L’islam acquiert un statut privilégié et protégé et l’islamophobie n’est pas tolérée par l’État ”laïc”. Tandis que la christianophobie est ignorée et la judéophobie mollement réprimée, surtout en fonction de l’origine des coupables…Cette islamophilie officielle, syndrome de soumission par avance, prépare le terrain de l’islamisation généralisée.

9) On note donc une contradiction absolue entre, d’une part les efforts désespérés, avec des moyens militaires en berne, pour aller combattre à l’extérieur le djihadisme islamiste (qu’on a largement aidé par ailleurs par une ”politique arabe” stupide,  comme en Libye et en Syrie) ou pour essayer de traquer les tueurs islamistes potentiels en France et, d’autre part, l’incroyable encouragement à l’implantation massive et continue de l’islam en France. C’est de la schizophrénie.

10) Les attentats islamistes sont évidemment à court terme, une chose horrible, mais qui permettent une prise de conscience de la désignation de l’ennemi. Beaucoup plus terrible est la perspective au cours du XXIe siècle de la disparition de la France, de son identité millénaire, de son être. Les projections démographiques (immigration incontrôlée et encouragée et natalité intérieure) sont inquiétantes. Idem pour d’autres pays d’Europe. Car l’islam, à terme, ne tolère rien d’autre que lui-même. Contrairement à la pusillanimité insouciante des idéologies occidentales, il possède les défauts et qualités suivants : mémoire, ténacité, intolérance, hypocrisie, patience et ruse, fanatisme ouvert et violent ou bien dissimulé, simplisme dogmatique, volonté de domination brutale. Sa grande faiblesse est que, comme toute force d’hégémonie primaire et impitoyable, il craint le châtiment et verse facilement dans la lâcheté et la soumission dès que le rapport de force s’inverse.

11) Ce n’est pas l’islamisme barbare et tueur de l’Etat Islamique qui provoque seul le martyre des chrétiens d’Orient et leur éradication. Il ne fait qu’achever leur élimination par l’islam lui-même, à l’œuvre depuis plusieurs siècles. Mais, comme nous le disent les chrétiens d’Orient (Cf. reportage de Frédéric Pons in Valeurs Actuelles, N° 4061, 25/09- 01/10/ 2014), nous autres Européens devons nous méfier : le même sort peut nous arriver demain si nous nous laissons coloniser par une immigration en majorité musulmane, surtout avec la radicalisation et le retour aux sources de l’islam mondial. La cohabitation à terme avec une autre civilisation ou d’autres croyances est fondamentalement inacceptable pour l’islam, sauf provisoirement. À terme, il faut se soumettre ou bien disparaître .

12) La question est celle de Carl Schmitt : quel est l’ennemi ? Non pas l’adversaire, c’est-à-dire le compétiteur, (par exemple les USA) mais l’ennemi. L’ennemi est celui qui te menace et veut  ta perte, ta mort, à court ou à long terme, même s’il ne te l’avoue pas ; l’adversaire veut seulement t’affaiblir et gagner le match. Il faut avoir le courage de désigner l’ennemi principal : le ” terrorisme islamiste”  me semble être un leurre, ou plutôt un avatar.  Un avatar de ce qui le surplombe, l’inspire et le motive : l’islam lui-même, dans sa vérité ancestrale.

13) Cependant, à divers signes sociologiques et politiques, les populations de souche en France des classes populaires, celles qui sont au contact avec le réel et qui ont du bon sens, manifestent une sourde révolte contre l’islamisation et, au delà, contre l’immigration voulue et incontrôlée. À l’inverse des intellectuels et des élites des grands médias et des partis pour l’instant au pouvoir, aux cerveaux nuageux. C’est une bonne nouvelle. À condition que cela débouche sur la conviction suivante : la solution ne passera ni par des négociations, ni par les fantasmes d’ ”intégration” mais sur ce simple mot d’ordre : désislamiser la France et l’Europe. Chacun chez soi, selon le bon sens aristotélicien.

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2 réflexions sur “Islam : Quand le déni de réalité des politiques précipite la chute de l’Occident

  1. C’est une question pertinente en-effet, dont la réponse fera peut-être l’objet d’un nouveau commentaire que je ne manquerai pas de soumettre à votre réflexion… sauf si bien sûr vous trouvez la précision avant moi, auquel cas j’aurai plaisir à la partager 😉

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  2. J’ai beau fouiller l’internet, je ne trouve pas l’ascendance paternelle de monsieur Bidar. Je sais que sa mère et génitrice est une européenne convertie à l’islam, je sais que son père adoptif est marocain, mais je ne sais quel est son géniteur.

    Voilà une question secondaire, me direz-vous peut-être ….

    Eh bien, il me semble que c’est, au contraire, la première question.

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