Eric Zemmour et « Le suicide français » : le succès littéraire qui agace la gauche…


Zemmour le suicide de la France

Petite révolution dans la liste des best-sellers.

Selon le réseau Datalib, qui calcule les ventes de 242 libraires sur les sept derniers jours, Valérie Trierweiler, qui caracolait en tête des ventes avec Merci pour ce moment (éditions des Arènes) depuis la sortie de son ouvrage il y a un mois, vient d’être dépassée… Eric Zemmour, avec « Le Suicide français (éditions Albin Michel), est en train de tout écraser sur son passage.

Depuis le début de la commercialisation, il s’en vend 5 000 exemplaires par jour ! Chez Albin Michel, on pronostique déjà un score final supérieur à 200 000 exemplaires, un véritable triomphe. Partout où il passe, Éric Zemmour bat des records d’audience à la télévision. Dans On n’est pas couché samedi dernier, il a permis à Laurent Ruquier, Aymeric Caron et Léa Salamé de réaliser leur meilleure performance de la saison et la seconde depuis deux ans.

Ce volumineux texte de plus de 500 pages revient sur les erreurs, fautes et décrochages de notre pays depuis la mort du général de Gaulle. Les Français ont perdu confiance. Ils ont le sentiment que le pays fait fausse route. Mais ils hésitent encore sur les raisons qui ont pu les conduire dans cette impasse. A quel moment se sont-ils égarés ? Ont-ils été trompés ?

Pour les éclairer, Eric Zemmour se livre à une analyse sans tabou de ces quarante dernières années qui, depuis la mort du général de Gaulle, ont « défait la France ». En historien et en journaliste, il mobilise aussi bien la politique que l’économie ou la littérature, le cinéma et même la chanson. Revenant sur des faits oubliés ou négligés, mais décisifs, comme la loi de 1973 nous obligeant à nous endetter auprès des marchés financiers, il nous réserve quelques surprises.

« Le suicide de la France » mérite d’être lu. Que l’on soit en symbiose ou en désaccord, répétons-le ce texte mérite lecture. D’évidence, on y retrouve un condensé de peurs : peur de l’islamisation de la France (mot d’invasion utilisé dès l’emplacement 253, livre numérique Kindle), de son déclin, du délabrement de son système éducatif, du projet européen…
L’auteur nous envoie des messages où le brassage des sources nous fait croire à son discours. C’est sa force. Oui, c’est un homme de persuasion. Son analyse du monde politique est souvent très fondée.

Remettant en cause les travaux de Robert Paxton qui « jugeait que l’antisémitisme d’Etat de Vichy avait précédé, favorisé, décuplé l’extermination nazie » (1278), l’auteur avance avec une détermination entière, qu’avec « l’appoint de Klarsfeld, la doxa paxtonienne est indestructible. Incontestable. Incontestée. Pourtant la question subsiste, lancinante« . En est-on si sûr ?  Plus loin se tient une phrase-clef :  » Des historiens comme Robert Aron rappelaient que la France vaincue, sous la botte allemande, était soumise aux pressions permanentes de Hitler. Les mêmes expliquaient le bilan ambivalent de Vichy par la stratégie adoptée par les Pétain et Laval face aux demandes allemandes : sacrifier les Juifs étrangers pour sauver les Juifs français. » (1249). Trouver des mérites au régime de Vichy qui aurait su préserver les Juifs français du funeste destin des « autres » est un exercice périlleux.

Depuis le 11 septembre 2001, le XXIème siècle ne sera pas paisible. Depuis l’explosion des flux migratoires, le vivre ensemble devient complexe. Depuis l’émergence de nouveaux pays, notre Europe est face à un sérieux défi économique.

L’auteur relit chronologiquement le passé pour démasquer une succession d aveuglements technocratiques, de « politique spectacle » délétère, de faux débats et de mensonges, notamment sur la famille, l’immigration, l’Europe ou la mondialisation… Il souligne notamment la responsabilité des élites dans ce fiasco.
Quarante ans d’indifférence au sort des vrais « invisibles » de la République (ouvriers, paysans, employés et cadres « rurbains » chassés en grande banlieue) ont, avec la crise économique, engendré un peuple blessé et perdu, livré aux nouveaux despotes de Bruxelles. Il est temps de faire les comptes ! C’est le premier pas nécessaire pour espérer pouvoir un jour guérir de nos maux…

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